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Contrefort

Premier sur Google Maps en rénovation salle de bain

Jean-Romain Krupa, Fondateur de Contrefort · Publié le 13 May 2026 · Données collectées le 13 mai 2026

TL;DR — comment être premier sur Google Maps en rénovation de salle de bain

Pour répondre, j’ai analysé 21 171 résultats Google Maps sur 8 046 entreprises de rénovation de salle de bains dans 165 communes françaises en mai 2026.

Facteur n°1 du classement Google Maps : la proximité au centre-ville. Top-3 médian 1,67 km du centroïde, rang 31-60 6,41 km — quatre fois plus proches. Suit la catégorie Google Business Profile alignée (82,2 % vs 59,1 %), puis le volume d’avis Google (37 vs 22 — combien pour le top 3 : ça dépend de votre ville), puis la complétude de la fiche.

Bonus caché : 63,6 % des top-3 Maps apparaissent aussi dans le pack local Google pour la même requête, contre 0,7 % pour le rang 31-60 — gradient ×90. Investir en SEO local rénovation salle de bain, c’est gagner deux canaux à la fois.

5 leviers, 4 mythes, 1 bonus caché. Les chiffres ci-dessous.

Méthodologie : que mesure cette analyse SEO local rénovation salle de bain

Cette analyse de SEO local pour la rénovation de salle de bain repose sur 8 046 entreprises françaises observées via l’API SerpAPI sur Google Maps le 13 mai 2026. Le périmètre : 165 communes métropolitaines, sélectionnées sur les données démographiques de data.gouv.fr (top par population).

Trois requêtes ont été lancées par ville, pour couvrir les variantes de recherche réelles :

  • "rénovation salle de bain" (singulier — la requête à plus fort volume sur Google France)
  • "rénovation salle de bains" (pluriel — variante orthographique très répandue, à ne pas négliger en SEO local rénovation salle de bains)
  • "plombier salle de bain" (intention voisine, ciblage plus large)

Chaque requête a remonté les 60 premiers résultats Google Maps, soit 21 171 observations au total sur 495 paires (ville × requête). Pour chaque entreprise, j’ai capturé : la position, la note, le nombre d’avis, la catégorie GBP, la présence d’une description, les horaires, les extensions de profil, les options de service, et la distance haversine au centroïde de la ville.

En complément, 5 908 sites web des entreprises top-30 ont été testés en HTTP+HTML (statut, HTTPS, mobile viewport, schema LocalBusiness, présence de la ville dans le <title> — autant de signaux clés du SEO local rénovation salle de bains). 507 requêtes organiques Google (engine=google, location-targeted) ont aussi été exécutées pour mesurer la présence cross-channel — pack local Google et liens bleus.

La méthode statistique : corrélation de Spearman par groupe (ville × requête), agrégée avec un intervalle de confiance bootstrap à 95 %. Le within-group framing élimine les biais de taille de marché : on compare le #1 au #60 dans la même ville et pour la même requête, pas le #1 de Paris au #60 d’Aurillac.

Le cadre théorique s’inscrit dans la lignée des publications professionnelles du SEO local — Whitespark publie chaque année les Local Search Ranking Factors1, BrightLocal les Consumer Review Surveys2, et Sterling Sky documente les études de cas par catégorie GBP3. Mes données les confirment sur certains points, les nuancent sur d’autres.

Données brutes pseudonymisées (k≥5) : CSV ↓. Les limites — backlinks, vélocité d’avis, CTR, NAP, ancienneté de la fiche — sont listées en §6.

Les 5 leviers pour être premier sur Google Maps (qui marchent vraiment)

Comment être premier sur Google Maps quand on fait de la rénovation de salle de bain ? Cinq leviers ressortent des données — pas tous égaux. Avant de rentrer dans le détail, la hiérarchie en une table — par force du signal mesuré (ρ de Spearman, plus la valeur absolue est élevée, plus le lien est fort) :

Rang Levier ρ Spearman Top-3 vs rang 31-60
1 Proximité au centroïde +0,31 1,67 km vs 6,41 km (×4)
2 Volume d’avis -0,19 37 vs 22
3 Complétude — extensions -0,17 2 vs 1
4 Catégorie GBP alignée -0,16 82,2 % vs 59,1 %
5 Complétude — service options -0,15 1 vs 0
Bonus Site web fonctionnel -0,11 83,6 % vs 73,5 %

Note : le signe négatif est attendu — la corrélation se lit “plus la valeur du levier est élevée, plus la position numérique baisse (= meilleur classement)”. Spearman ρ = +0,31 pour la proximité signifie “plus la distance est faible, meilleur le rang”.

Proximité Google Maps : le facteur de ranking n°1

ρ = +0,31 (IC 95 % [+0,29, +0,33]). C’est, et de loin, le signal le plus fort de tout le jeu de données.

Les entreprises top-3 sont en médiane à 1,67 km du centroïde de la ville recherchée. À rang 31-60, on monte à 6,41 km — quatre fois plus loin. Le gradient est progressif :

Distance médiane au centroïde de la ville par tier de classement (km)
Top-31,67 km
Rang 4-103,4 km
Rang 11-305,2 km
Rang 31-606,41 km

Whitespark estime la proximité à ~55 % du poids total du classement Google Maps1 — c’est cohérent avec ce que mes données montrent : une entreprise médiocre à 1 km battra une excellente à 5 km, parce que la proximité écrase tous les autres signaux quand l’utilisateur tape une requête sans nom de ville.

Conséquence pratique. Si votre atelier est à plus de 5 km du centre-ville cible, vous n’apparaissez plus dans le pack des trois premiers pour la requête générique “rénovation salle de bain [ville]”. Vous restez visible pour les recherches très ciblées (votre nom, votre quartier), mais pas pour la requête générique qui fait le volume.

La solution la plus directe : ouvrir une seconde adresse vérifiée en centre-ville — un coworking, un showroom, un point de retrait. La fiche doit être vérifiée par envoi postal et l’adresse doit correspondre à une activité réelle, sinon Google la suspend (Sterling Sky documente une hausse des suspensions pour adresses fictives en 20254).

À éviter absolument : les “virtual offices” — adresses commerciales partagées sans activité physique. Google les détecte de plus en plus efficacement, et la suspension de la fiche fait perdre tout le bénéfice de classement accumulé.

Catégorie Google Business Profile : bathroom_remodeler, plombier, ou entreprise de rénovation ?

ρ = -0,16 (catégorie alignée vs intention de recherche). C’est le deuxième levier en force du ranking Google Business Profile pour la rénovation, et de très loin le meilleur ratio effort/résultat — il s’active en cinq minutes.

82,2 % des top-3 ont une catégorie principale alignée avec l’intention de recherche, contre 59,1 % au rang 31-60. Le lift est ×1,4. Et l’écart se creuse à mesure que la requête se spécialise :

  • "plombier salle de bain"97,9 % des top-3 ont une catégorie alignée (très spécialisé : on s’attend à voir des plombiers, pas des cuisinistes)
  • "rénovation salle de bain" — 80,1 % alignement
  • "rénovation salle d'eau" — 64,9 % alignement (la requête est plus ouverte, donc plus permissive)

Sterling Sky a documenté un cas frappant : une entreprise de chauffage-climatisation est passée du rang #1 au rang #31 simplement en changeant sa catégorie principale3. Le classement a remonté la semaine suivante après le retour à la catégorie d’origine.

Catégories recommandées par requête (toutes existent dans la taxonomie GBP) :

  • "rénovation salle de bain"Spécialiste de la salle de bains (bathroom_remodeler) si vous êtes spécialiste ; Entreprise de rénovation sinon
  • "rénovation salle d'eau" → même choix
  • "plombier salle de bain"Plombier (en principal) avec Spécialiste de la salle de bains en secondaire

Attention à la re-vérification. Changer la catégorie principale peut déclencher l’envoi d’une nouvelle carte postale de vérification par Google. Si vous êtes pressé d’un référencement, planifiez la réception du courrier — un délai de 10 à 15 jours est typique.

Avis Google Maps : combien faut-il pour être dans le top 3 ?

ρ = -0,19. Médiane top-3 : 37 avis (P25 = 19). Médiane rang 31-60 : 22 avis. Le signal est réel mais la médiane masque une variation énorme par concurrence locale — une PME de Tulle n’a pas besoin du même volume qu’une PME de Lyon.

Voici les seuils par tier de concurrence (mesurés sur notre échantillon de 165 villes) :

Concurrence # villes Médiane top-3 P75 top-3
Petite (< 40 entreprises) 7 26 38
Moyenne (40-79) 49 29 56
Grande (80-119) 79 39 75
Très concurrentielle (≥ 120) 30 58 122

Visez le P75 de votre tier, pas la médiane. Le P75 vous met dans le top-3 même quand un concurrent récolte une vague d’avis sur un trimestre.

Whitespark a publié en 2026 une mise à jour explicite : la vélocité d’avis (3 à 5 nouveaux par mois en régulier) pèse maintenant plus que le compteur total1. BrightLocal confirme côté demande : 50 % des consommateurs font autant confiance aux avis Google qu’à une recommandation personnelle2.

Trois tactiques qui marchent en chantier.

  1. QR code sur la facture finale. Le client est à l’instant T le plus satisfait — il a la salle de bain devant lui. Conversion : 30 à 40 % vs 3 à 8 % pour un email de relance différé.
  2. Demande verbale au moment du paiement. Encore meilleur si vous êtes physiquement présent. “Si l’installation vous plaît, un avis Google nous aide énormément” — la conversion grimpe à 50-60 % chez les artisans qui le pratiquent systématiquement.
  3. Espacer les demandes. Google flagge les bursts (10 avis en 3 jours sur un compte qui en avait 30) comme suspects. Étalez sur le mois — un client par semaine plutôt que cinq d’un coup.

À éviter : les plateformes “boost reviews” payantes. Google les détecte de mieux en mieux et la suspension de fiche coûte plus qu’elle ne rapporte.

Complétude de la fiche Google Business Profile en rénovation

ρ = -0,17 (extensions) et -0,15 (service options). Médiane top-3 : 2 extensions + 1 service option. Médiane rang 31-60 : 1 et 0 respectivement.

Whitespark formule ça comme suit : “les signaux comportementaux et d’engagement récompensent les marques qui paraissent vivantes1. La fiche complète signale à Google que vous êtes un professionnel actif, pas une coquille abandonnée.

Checklist 30 minutes une fois pour toutes :

  • Services détaillés (rénovation complète, remplacement de baignoire, pose de douche italienne, etc.) — au moins 5 entrées
  • Options de service : devis gratuit, livraison, paiement en plusieurs fois, intervention week-end
  • Accessibilité : entrée PMR, parking
  • Modes de paiement : CB, chèque, virement, espèces
  • Attributs : entreprise certifiée RGE / Qualibat si applicable (signal de qualité fort en rénovation)
  • Photos : minimum 10, idéalement 20+ ; renouveler chaque mois ; mélanger avant/après, équipe, atelier, chantier en cours
  • Posts hebdomadaires : un par semaine au minimum (chantier terminé, conseil client, promo)
  • Description : utile pour la conversion humaine même si elle ne pèse rien dans le ranking (cf. §4 Mythe 3)

Sterling Sky a montré sur 2024-2025 que l’ajout des Services dans une fiche existante produit un gain de classement mesurable dans les deux à quatre semaines5. C’est probablement le seul levier “déclenchable instantanément” après la catégorie principale.

Un vrai site web : SEO local rénovation salle de bain et schema LocalBusiness

Sur Google Maps seul, le lift est modeste : 83,6 % des top-3 ont un site web fonctionnel contre 73,5 % au rang 31-60 — ×1,14. Pas spectaculaire.

Le vrai gain est ailleurs, et il est massif : c’est la section suivante (§5). Avoir un site, c’est ouvrir une seconde porte d’entrée dans Google — celle du SEO organique, qui démultiplie la visibilité Maps.

Un signal on-page intéressant ressort de nos 5 908 sites probés : la présence du nom de la ville dans la balise <title> corrèle au classement Maps. Top-3 Maps : 35,4 % des sites ont la ville en <title>. Rang 31-60 : 29,8 %. C’est l’un des rares signaux on-page qui bouge le rang Maps de manière nette.

Ce qui ne bouge pas — et c’est important de l’écrire :

  • HTTPS sature autour de 90 % dans tous les tiers (l’absence pénalise, la présence ne booste plus)
  • Mobile viewport sature autour de 80 % dans tous les tiers
  • JSON-LD schema (notamment schema LocalBusiness) est à ~27 % dans tous les tiers (un table stake du futur, pas un levier 2026 — mais l’absence vous laissera de côté quand Google poussera le ranking schema LocalBusiness)

Une catégorie à part : les fiches qui pointent vers une page Facebook au lieu d’un vrai site (socials_as_website dans nos données). Le pénalité est lisible : 10,6 % seulement des top-3 Maps avec “site Facebook” apparaissent dans l’organique top-10, contre 27,8 % pour les top-3 avec un vrai site. Google reconnaît le pattern et le déclasse — pas dans Maps, mais dans tout le reste du système.

Verdict. Un site qui fonctionne, en HTTPS, mobile-friendly, avec votre ville dans la balise <title>, c’est la table de jeu pour 2026. Si vous êtes en dessous, vous laissez de la valeur sur le bord de la route — et surtout, vous fermez la porte au bonus §5.

4 mythes du SEO local que les données détruisent

Quatre conseils qu’on lit partout — et que les données ne valident pas.

Mythe 1 — “Passer de 4,8 à 4,9 étoiles vous fait monter”

Données. ρ = +0,06. Direction inverse de l’intuition : le coefficient est positif — autrement dit, à la marge, plus la note est haute, plus la position numérique est élevée. Le signal n’a aucune valeur prédictive.

Pourquoi. Médiane des top-3 : 4,9 ★. Médiane rang 31-60 : 4,9 ★ aussi. Le marché de la rénovation salle de bain est saturé au-dessus de 4,5 étoiles — tout le monde a poli sa moyenne. La note ne discrimine plus.

Verdict. Arrêtez d’optimiser le passage de 4,8 à 4,9. Investissez l’effort dans le volume et la vélocité d’avis (cf. §3.3) — c’est là que se trouve le signal qui marche.

Mythe 2 — “Réclamer sa fiche Google Business Profile rénovation suffit pour bien se classer”

Données. 97,6 % des top-3 ont réclamé leur fiche Google Business Profile. 96,3 % du rang 31-60 aussi. Lift : ×1,01. Le signal est inexistant.

Pourquoi. Réclamer sa fiche est un table stake : si vous ne le faites pas, vous êtes parmi les 3 % qui se font écraser par tous les autres. Si vous le faites, vous êtes simplement comme tout le monde — ça vous fait rentrer dans le jeu, pas gagner.

Verdict. Faites-le, mais ne l’inscrivez pas comme une victoire dans votre roadmap SEO. C’est de l’hygiène, pas un levier compétitif. La vraie question c’est comment vous optimisez la fiche une fois réclamée — et la réponse est §3.

Mythe 3 — “Une description de fiche Google Maps bien optimisée est utile au ranking”

Données. Top-3 : 1,8 % des fiches ont une description renseignée. Rang 31-60 : 2,4 %. Les top-3 en ont moins. ρ = +0,00 — pas de signal du tout.

Pourquoi. Google a annoncé depuis 2018 que le champ Description n’entre pas dans les signaux de classement. Ce sont les Services, les Catégories, et les Avis qui portent le poids sémantique. La description sert à la conversion humaine — un client lit votre fiche, votre description peut le convaincre d’appeler. Mais elle ne vous fait pas monter.

Verdict. Écrivez une description pour vos prospects, pas pour Google. 100-200 mots, ton humain, focus sur le bénéfice client. N’y mettez surtout pas une liste de mots-clés — ça nuit à la lisibilité sans aucun gain SEO.

Mythe 4 — “Être ouvert 7 jours sur 7 vous classe mieux”

Données. Médiane des jours d’ouverture listés : 7 dans TOUS les tiers (top-3 comme rang 31-60). Pas de gradient mesurable.

Pourquoi. Avoir des horaires complets dans tous les jours est une obligation pour passer le filtre de qualité de fiche — Google déclasse les fiches incomplètes. Mais une fois que vous avez rempli les sept jours, vous êtes au plafond du signal — tout le monde y est.

Verdict. Indiquez vos horaires réels, sept jours sur sept si vous travaillez sept jours, cinq sinon. Ne fabriquez pas d’ouverture du dimanche que vous n’honorez pas : Google reçoit des user reviews qui mentionnent que vous étiez fermé, et la pénalité de mensonge est plus chère que le gain attendu.

Le bonus caché : Google Maps déverrouille le pack local Google et le SEO organique

C’est la section qui change la lecture de tout ce qui précède. Le ROI de Google Maps n’est pas seulement dans Google Maps — il est dans toute la SERP.

Quand un utilisateur tape “rénovation salle de bain Tours” ou “rénovation salle de bains Tours” dans Google (en mode standard, pas en mode Maps), Google renvoie une page composée. Tout en haut : le pack local Google — trois entreprises issues de Google Maps. En dessous : les liens bleus organiques (sites web). Les deux sont des canaux distincts, mais Google les nourrit avec des signaux qui se recouvrent largement — c’est pour ça que le pack local Google est si souvent gagné par les top-3 Maps.

Et c’est là que les chiffres sont sans appel.

% des entreprises Maps qui apparaissent aussi dans la SERP organique pour la même requête, par tier Maps
Top-3 Maps
Pack local63,6 %
Liens bleus top-1027,2 %
Rang 4-10 Maps
Pack local28 %
Liens bleus top-1014 %
Rang 31-60 Maps
Pack local0,7 %
Liens bleus top-103,6 %

Lecture brute : 63,6 % des top-3 Maps apparaissent aussi dans le pack local organique, contre 0,7 % pour le rang 31-60. Gradient ×90. Et 27,2 % des top-3 Maps sont aussi dans les liens bleus organiques top-10, contre 3,6 % au rang 31-60 — gradient ×7,5.

Autrement dit : être top-3 Maps, c’est gagner deux fois — une fois en Maps, une seconde fois dans tout le reste de la page Google. Et être rang 31-60 Maps, c’est être invisible partout.

Qui sont les multi-villes qui occupent ces positions ? Mes données segmentent les top-3 entre mono-ville et multi-ville :

  • 78,8 % des top-3 sont mono-ville — artisans locaux, une seule fiche, un seul territoire
  • Les 21,2 % restants sont majoritairement :
    • Chaînes de retail BtoC : Lapeyre, Mobalpa, Cuisinella
    • Distributeurs : RICHARDSON (réseau de magasins sanitaire-chauffage)
    • Franchises de rénovation : illiCO travaux, La Maison des Travaux
    • Agrégateurs (présents surtout dans l’organique, moins dans Maps) : Houzz, ManoMano, Quotatis, Pages Jaunes

La lecture stratégique. Un artisan local n’a pas les moyens — et n’a pas besoin — de battre Lapeyre ou Houzz sur l’organique généraliste. Ces budgets de contenu et de backlinks sont hors d’atteinte d’une PME. Mais le pack local, qui apparaît au-dessus des liens bleus organiques pour les requêtes locales, lui, est gagnable. Et il se gagne via Google Maps.

Donc : investir 10h/mois sur Google Maps (catégorie, avis, complétude, présence d’un site) débloque deux canaux à la fois — Maps et pack local organique. Ratio effort/visibilité imbattable.

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Ce que nous n’avons pas mesuré (et pourquoi)

Honnêteté méthodologique. Voici les signaux qu’on sait importants et que cette analyse n’a pas pu mesurer — soit par contrainte d’API, soit par coût-prohibitif :

  • Backlinks vers la fiche ou le site — nécessite Ahrefs ou Semrush ; non couvert ici
  • Nombre et fraîcheur des photos — un crédit API par business sur 8 046 entreprises = coût rédhibitoire
  • Vélocité d’avis (date de chaque avis) — non exposée par SerpAPI Maps en bloc
  • Taux de réponse aux avis (combien d’avis ont une réponse propriétaire) — pas dans les payloads
  • Signaux d’engagement : CTR, “demandes d’itinéraire”, “appels depuis la fiche” — visibles uniquement au propriétaire dans l’interface GBP
  • Ancienneté de la fiche (jours depuis la création ou la vérification) — non exposée publiquement
  • Cohérence NAP (Name-Address-Phone) à travers les annuaires web (Pages Jaunes, Yelp, Cylex, etc.)
  • Schema markup LocalBusiness sur les sites web — détecté en présence binaire seulement, pas dans son détail

Ces variables ont probablement un poids réel — Whitespark les place toutes dans le top 20 des facteurs1. Si vous voulez aider à les mesurer, le jeu de données pseudonymisé est public — toute analyse complémentaire est bienvenue.

Plan d’action artisan : 5 choses à faire cette semaine pour améliorer son classement Google Maps

Par ordre décroissant de ROI sur le temps investi.

1. (5 minutes) Vérifier votre catégorie principale GBP. C’est le plus gros levier ROI/temps de tout cet article. Connectez-vous sur google.com/business, ouvrez votre fiche, allez dans Informations → Catégorie. Choisissez Spécialiste de la salle de bains si vous l’êtes, sinon Entreprise de rénovation. Pour la requête “plombier salle de bain”, basculez sur Plombier en principal. Anticipez une re-vérification postale possible (10-15 jours).

2. (1 heure × hebdo pendant 6 mois) Mettre en place une collecte d’avis régulière. Visez le P75 de votre tier (38 si petite ville, 56 si moyenne, 75 si grande, 122 si très concurrentielle) — pas la médiane. QR code sur les factures finales, demande verbale en fin de chantier, étalez sur le mois pour éviter le burst-flagging Google. Trois à cinq nouveaux avis par mois en régulier, c’est ce que Whitespark pondère le plus en 20261.

3. (1 heure une fois) Compléter chaque champ de votre fiche. Services (au moins cinq entrées), options de service, accessibilité, modes de paiement, attributs (RGE, Qualibat si applicable), 10+ photos mélangeant avant/après et chantiers, un post par semaine minimum. Description en 150 mots focus client (sans bourrage de mots-clés — cf. Mythe 3).

4. (variable) Vérifier votre adresse Google. Si votre fiche est à plus de 5 km du centre-ville cible, vous n’apparaîtrez jamais dans le top-3 pour la requête générique. Envisagez une seconde adresse vérifiée en centre-ville (coworking avec point de retrait, showroom, atelier dépôt). Pas de virtual office — Google les suspend.

5. (variable selon votre situation actuelle) Avoir un site qui marche. Un site fonctionnel, HTTPS, mobile-friendly, avec votre ville dans la balise <title> de la page d’accueil. Si vous n’avez pas de site, ou si le vôtre renvoie des erreurs, ou si c’est en réalité une page Facebook : c’est la table de jeu 2026. Pas pour le gain direct Maps (modeste : ×1,14), mais pour débloquer le SEO organique (gradient ×90 sur le pack local — cf. §5).

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Annexe : facteurs de ranking Google Maps 2026, méthodologie et sources

Sur la méthode statistique

Corrélation de Spearman (ρ) — coefficient de corrélation de rang, robuste aux relations non-linéaires monotones. Plus la valeur absolue se rapproche de 1, plus le lien entre les deux variables est fort. Ici, on calcule ρ entre la position dans le résultat de recherche et chaque levier (proximité, avis, catégorie, etc.).

Intervalle de confiance bootstrap — 1 000 ré-échantillonnages aléatoires avec remise, intervalle à 95 % par percentile. Permet de qualifier la stabilité du ρ mesuré.

Within-group framing (ville × requête) — la corrélation est calculée à l’intérieur de chaque paire ville × requête, puis agrégée. Cela contrôle pour le fait que le #1 à Paris a 200 avis quand le #1 à Aurillac en a 8 — on ne compare jamais entre deux marchés de taille différente, seulement à l’intérieur du même.

Limites. L’analyse est un snapshot du 13 mai 2026. Les rangs Google Maps dérivent dans le temps (mises à jour de l’algorithme, ajouts/suppressions d’entreprises, saisonnalité). Les positions 4-60 sont moins stables que les positions 1-3 (effets de personnalisation, mobile vs desktop, géolocalisation fine). La reproductibilité visée est directionnelle — vous pouvez re-dériver les corrélations Spearman par groupe sur les données pseudonymisées disponibles ; le script d’analyse exact est disponible sur demande.

Sur les données

Le CSV pseudonymisé contient 12 027 lignes (sur 21 171 observations brutes — 56,8 % survivent au filtre de k-anonymité) et 12 colonnes analytiques : position, ville (slug), requête, requête de base, note (bandes : <3.5 / 3.5-4.5 / 4.5+), nombre d’avis (bandes : 0, 1-4, 5-9, 10-24, 25-49, 50-99, 100-199, 200-499, 500+), type GBP (5 super-catégories : plumbing, bathroom_specialist, renovation_generalist, finishing_trades, design, ou other), alignement type/intention, catégorie de présence en ligne, présence d’un site fonctionnel, fiche réclamée, distance au centroïde (bandes : 0-1, 1-3, 3-5, 5-10, 10+ km).

Les colonnes identifiantes ont été intégralement retirées : nom, place_id, data_cid, data_id, URL, adresse, téléphone, latitude, longitude, miniature, liens vers les avis et photos. Une k-anonymité k ≥ 5 est appliquée sur les quasi-identifiants (ville × type × bande de note × bande d'avis) : aucune combinaison ne figure dans moins de 5 lignes. Tout groupe de moins de 5 a été supprimé (essentiellement les villes les plus petites et les types les plus rares). Encodage UTF-8 sans BOM, séparateurs de ligne RFC 4180, valeurs entre guillemets.

Base légale (RGPD Art. 6(1)(f)) : intérêt légitime — analyse statistique d’une activité économique pour publication d’un travail journalistique, dans un format ne permettant pas d’identifier individuellement les professionnels concernés.

Suppression (RGPD Art. 17) : pour toute demande relative à des données vous concernant, écrivez à jeanro@contrefort.io.

Sources externes citées

Méthodologie technique complète disponible sur demande — jeanro@contrefort.io.

  1. Whitespark, Local Search Ranking Factors 2026. https://whitespark.ca/local-search-ranking-factors/  2 3 4 5 6

  2. BrightLocal, Local Consumer Review Survey 2026. https://www.brightlocal.com/research/local-consumer-review-survey/  2

  3. Sterling Sky, Why Your Primary Category in Google Business Profile Matters. https://www.sterlingsky.ca/category-google-business-profile/  2

  4. Sterling Sky, Suspensions on the rise for virtual/shared addresses. https://www.sterlingsky.ca/ 

  5. Sterling Sky, Does adding Services in GBP impact rankings?. https://www.sterlingsky.ca/services-in-google-business-profile-impact-ranking/